
Du 28 novembre au 9 décembre se tient le sommet sur le climat de Durban, en Afrique du Sud. Il s’agit du 17e sommet sur le changement climatique ! Le but est de trouver un moyen pour que les pays qui polluent le plus, le fassent moins. Il sera également question pour les états les plus riches d’aider les plus pauvres dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Plus de 190 pays sont ainsi réunis dans la ville de Durban. Cette ville d’Afrique du sud est située tout au sud-est du continent africain : elle fait face à l’océan indien. Un tel sommet sur le climat a lieu chaque année et est organisée par les Nations Unies (ONU).
Les discussions s’annoncent difficiles car tous les pays n’ont pas les mêmes intérêts, ni les mêmes moyens financiers pour lutter contre le réchauffement climatique. Prendre des décisions contraignantes, soit des décisions qui obligent à agir, ne sera donc pas aisé. Pourtant, il faut absolument donner suite au protocole de Kyoto.
Kyoto : le début de la lutte contre le réchauffement
Le protocole de Kyoto (du nom de la ville japonaise où le sommet avait été organisé) a été signé en 1997. Il s’agit d’un accord international pour réduire les émissions de gaz à effet de serre : il s’agit de gaz (parmi lesquels le gaz carbonique) présents dans notre atmosphère. A l’époque, on commençait seulement à réaliser qu’il pouvait avoir un lien entre l’activité humaine (transports, usines, chauffage…) et les changements climatiques. Or, comme ce problème est global et qu’il concerne la Terre entière, il faut une réponse et des efforts de tous les pays.
En1997, il avait été décidé de diminuer les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2012. L’objectif pour l’ensemble des pays était de réduire ces émissions de 5%. Mais chacun devait faire en fonction de ses moyens, de l’étendue du pays et de la pollution déjà émise.
L’intention du protocole de Kyoto était évidemment bonne. Le grand problème est que l’on est libre ou non de le respecter : certains pays l’on ratifié, d’autres pas. Ainsi, les Etats-Unis refusent toujours de ratifier le protocole. De son côté, la Chine est considérée comme un pays en voie de développement : elle n’est pas obligée de suivre cet accord. Or, les Etats-Unis et la Chine sont les deux plus gros pollueurs au monde.
Les mécanismes mis en place
Malgré les difficultés, la réunion de Kyoto avait permis de déboucher sur plusieurs mécanismes pour protéger l’environnement. Ainsi, les pays en développement (comme la Chine, l’Inde ou le Brésil) peuvent obtenir une aide financière pour créer une méthode de production plus "propre", c’est-à-dire qui pollue peu. Aussi, un pays peut demander à recevoir de l’argent pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en plantant des arbres, car ils absorbent le CO2. Cette idée-ci est beaucoup utilisée en Russie par exemple.
Enfin le mécanisme le plus important concerne les limites d’émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser. Pour comprendre cette méthode, prenons un exemple : tous les pays reçoivent un quota de 10 points. Cela signifie qu’ils peuvent polluer jusqu’à 10 points, mais pas au-delà. Or, les pays industrialisés dépassent très vite ce quota. Alors que les pays en développement, eux, ne l’atteignent pas. Dès lors, les pays qui dépassent peuvent acheter des points à ceux qui en ont trop. Ainsi, cela ramène de l’argent aux pays en développement tandis que les pays riches ne dépassent pas leur quota total.
Kyoto : c’est fini !
Le protocole de Kyoto est donc une bonne chose pour notre planète. Mais celui-ci arrivera à terme en 2012. Il faut donc, d’une manière ou d’une autre, trouver un moyen de le prolonger : c’est là tout l’enjeu de ce sommet sur le climat à Durban.
Autre enjeu : l’argent ! L’Europe et les Etats-Unis sont en crise pour le moment. Dans une telle situation, auront-ils les moyens ou l’envie de répondre au défi climatique ? Rien n’est moins sûr !
C’est en tout cas mal parti… En effet, les Etats-Unis n’ont toujours pas l’intention d’intégrer le protocole de Kyoto. Le Japon ne désire pas prolonger cet accord. Tandis que l’Union européenne se dit prête à le faire, mais à certaines conditions. Bref, le sommet de Durban ne s’annonce pas comme une franche réussite. Réponse, le 9 décembre.
Damien Roulette (Artcile mis en ligne le 2 décembre 2011)
DICO
Les gaz à effet de serre jouent un rôle de couvercle autour de la Terre. Ils permettent aux rayons du soleil d’atteindre notre planète. Par contre, ils empêchent ces rayons de repartir, ce qui provoque une hausse de la chaleur à la surface de la Terre. Les gaz à effet de serre sont, en partie, naturels. Mais c’est aussi l’activité humaine qui les produit et ce, via les transports, les usines, le chauffage…






