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La Somalie et d’autres pays de l’est de l’Afrique sont touchés par une famine, provoquée par la sécheresse, l’augmentation du prix des denrées alimentaires, mais aussi la guerre. Au total : 12 millions de personnes sont menacées.
Dans l’est de l’Afrique, une véritable catastrophe est en train de se dérouler. Cette région, que l’on appelle aussi la "Corne de l’Afrique", comprend sept pays : Somalie, Ethiopie, Djibouti, Erythrée, Kenya, Ouganda et Soudan. La région doit faire face à la pire sécheresse depuis plusieurs dizaines d’années. La principale raisons de cette catastrophe? Depuis deux ans, la pluie s’est faite rare. Or, sans eau, impossible de faire pousser du blé, du riz et d’autres céréales. Le bétail (soit les troupeaux appartenant aux fermiers) meurt aussi à cause du manque d’eau et de nourriture. La situation devrait encore s’aggraver dans les prochaines semaines puisque, là-bas, la pluie ne devrait pas tomber avant le mois d’octobre.
Le prix des denrées alimentaires trop élevé
Comme les agriculteurs ne parviennent pas à produire leurs céréales à cause de la sécheresse, ils faut acheter cette nourriture. Or, depuis 2008 et la crise financière mondiale, les denrées alimentaires sont devenues trop chères pour les habitants de ces pays, qui font partie des plus pauvres du monde.
Aujourd’hui, la sécheresse a déjà fait des milliers de morts. Tandis que 12 millions de femmes, d’hommes et d’enfants sont concernés par cette famine. Cela correspond à un peu plus de la population belge, ce qui est énorme. Parmi eux, beaucoup d’enfants souffrent de malnutrition (c’est-à-dire qu’ils sont mal nourris), voire de sous-nutrition, ce qui signifie qu’ils ne mangent pas assez. Comme c’est le cas lors de chaque famine, on se rend compte que ce sont les enfants de moins de 5 ans qui sont les plus touchés. Pourquoi ? Parce qu’à leur âge, leur corps n’est pas assez costaud pour faire face à ce type de situation.
Des saisons différentes
Pour comprendre les raisons de la sécheresse dans la Corne de l’Afrique, il faut savoir que, là-bas, le climat et surtout le déroulement des saisons ne sont pas les mêmes qu’en Belgique. Chez nous, quatre saisons se succèdent au cours de l’année : l’hiver, le printemps, l’été et l’automne. Ce phénomène des saisons change lorsqu’on se rapproche de l’Equateur : les pays situés près de cette ligne imaginaire ne connaissent que deux saisons, celle des pluies et la saison sèche. Et justement, dans la Corne de l’Afrique, cette saison des pluies n’a pas offert beaucoup d’eau durant ces deux dernières années.
La Somalie, plus durement touchée
Actuellement, c’est en Somalie que la situation est la plus dramatique. Ce pays se trouve à l’extrême est de la Corne de l’Afrique, face à l’Océan indien. Il s’agit de l’un des pays les plus instables et les plus pauvres du monde. De plus, depuis 1991, la guerre ravage cet Etat peuplé de moins de 10 millions d’habitants. Personne ne gouverne véritablement ce pays où des tribus et des forces gouvernementales s’affrontent.
Le sud du pays est aux mains des Shebabs, une tribu qui veut imposer l’islam comme religion. Ce groupe utilise la violence pour atteindre son but. Les Shebabs et les autorités du pays sont en guerre, ce qui a évidemment des conséquences pour la population. A cause de cette guerre, l’aide humanitaire ne peut pas parvenir aux habitants qui souffrent de la faim. Dès lors, les gens fuient vers la capitale Mogadiscio ou vers les camps de réfugiés installés dans les pays voisins comme le Kenya.
Les ONG sont dépassées
Pour survivre, ces populations doivent se réfugier dans des régions plus accueillantes. Parfois, ces familles marchent pendant 3 à 6 semaines avant de trouver des camps où l’on peut les aider. Ces camps d’aide sont tenus par des Organisations Non Gouvernementales (ONG) qui ne dépendent d’aucun pays et qui viennent en aide en distribuant de la nourriture ou en soignant les malades.
Un autre problème se pose pour ces réfugiés, comme pour les ONG : la surpopulation des camps. Ainsi, l’aide n’est prévue que pour un certain nombre de personnes. Avec la venue massive des réfugiés, cette aide n’est plus suffisante. Dès lors, les ONG ont besoin de plus d’argent pour payer la nourriture et les médicaments et ce, afin d’agir efficacement.
Des plans d’urgence doivent donc être mis en place. Pour cette raison, en Belgique comme dans d’autres pays, les ONG lancent un appel à l’aide : ils demandent aux pays occidentaux d’envoyer des moyens (médicaments, nourriture) ou de l’argent afin de les aider. Mais pour l’instant, l’aide accordée par ces pays est insuffisante…
Damien Roulette
Vous voulez faire un don pour aider ces populations? Rendez-vous sur le site du Consortium 12-12 qui regroupe différentes ONG belges.






